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  • Burkina Faso / Unité - Progrès - Justice

Conférence de presse du gouvernement : « Il n’y a pas de base militaire française à Djibo, ni sur aucune partie du territoire burkinabè », Rémis Fulgance Dandjinou

La conférence de presse du gouvernement s’est tenue, ce jeudi 03 octobre 2019 à Ouagadougou. Deux ministres ont animé la rencontre, le ministre de la Communication et des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou et celui de l'Enseignement supérieur, de la recherche Scientifique et de l'Innovation, Pr Alkassoum Maïga.

 


Dans son intervention suite aux questions des journalistes portant  sur l’actualité nationale, le ministre de la Communication et des relations avec le parlement a précisé qu’il n’y a pas de base militaire française à Djibo, ni sur aucune partie du territoire burkinabè. « Il y a des interventions françaises, mais à la demande de l’Etat-major burkinabè. Voilà pourquoi la force Barkhane est intervenue deux fois dans la zone du Sahel. A part ces interventions, il n’y a pas de base française au Burkina Faso », a indiqué Rémis Fulgance Dandjinou.

Concernant le cas du chef de corps de Dédougou qui a été relevé de ses fonctions par le Président du Faso, le porte-parole du gouvernement a souhaité que les gens ne tirent pas de conclusions hâtives, car même s’il a été relevé de ses fonctions, pour l’instant, aucun rapport de l’Etat-major ne l’incrimine. Il appelle donc l’opinion nationale à attendre les résultats de l’enquête qui est en cours afin qu’on sache si oui ou non il est coupable.

Répondant à la question d’un journaliste qui a affirmé que l’étau se resserrait sur la capitale, Ouagadougou, étant donné que la dernière attaque a eu lieu dans la province du Bam, à 100 km de la capitale, le porte-parole du gouvernement  a souligné qu’il ne voyait pas le situation de cette façon. Et pour cause, il y a encore des populations qui vivent à Djibo dans le Sahel. « Il y a un processus de reprise en main de ces espaces en proies aux attaques terroristes par les FDS, mais il faut aussi une meilleure collaboration des populations pour qu’ensemble, nous puissions venir à bout du terrorisme », a-t-il ajouté.

Sur la question des déplacés internes de la ville de Kongoussi (province du Bam), le ministre en charge de la Communication a indiqué que le gouvernement et plus particulièrement, le ministère en charge des questions humanitaires, est à pied d’œuvre pour apporter des solutions à cette situation. « Le gouvernent met tout en œuvre pour aider ces personnes afin qu’elles puissent retourner chez elle et reprendre leur vie normalement ».

Le Burkina Faso se sent-il abandonné dans la lutte contre le terrorisme ? A cette question, le porte-parole du gouvernement a soutenu que la lutte contre le terrorisme ne peut pas se faire de façon solitaire. « Je vois deux choses : un pays qui prend des coups pour éviter que les autres pays, notamment côtiers, ne soient pas impactés par le terrorisme et ses conséquences et une solidarité agissante de la part de nos partenaires comme la France avec la force Barkhane qui vient nous aider, à notre demande, dans la lutte contre les terroristes », a-t-il expliqué. Ainsi, pour lui, le Burkina Faso n’est pas seul, en témoigne la présence d’autres forces dans le G5 sahel.

Sur les mouvements d’humeur aussi bien dans les médias publics que dans le secteur de la santé, le ministre Dandjinou a  précisé que les différents ministères, de façon sectorielle, se battent pour trouver des solutions aux revendications. Concernant les medias publics, Rémis Dandjinou a déclaré qu’un accord a été pratiquement trouvé, étant donné que le syndicat est d’accord avec le statut dérogatoire que le gouvernement veut donner à la RTB et aux Editions  Sidwaya. Il appelle les médias d’Etat a arrêté leur mouvement d’humeur et à reprendre normalement le travail. Pour ce qui est de la Santé, Rémis Dandjinou a noté que les syndicats ont été invités à retourner sur la table des négociations afin qu’ensemble, avec le ministre en charge de la question, une solution définitive soit trouvée pour  mettre fin à la souffrance des populations dans les différents centres de santé.

Pour ce qui est du mouvement d’humeur évoqué par un journaliste au niveau de l’aéroport de Ouagadougou, le porte-parole du gouvernement a affirmé qu’il y a des discussions en cours avec le ministère en charge de cette question et le syndicat. Concernant la corruption, le ministre de la Communication et des relations a indiqué que s’il y a des personnes qui posent des actes condamnables, il est clair qu’ils vont répondre de ce fait devant la justice. C’est en cela qu’il a salué le rapport  du RENLAC qui est une invite à  améliorer la gouvernance.

Quelle appréciation fait le gouvernement du travail des médias après l’adoption du nouveau code pénal ? A cette question, Rémis Dandjinou a félicité la presse qui, selon lui, a compris que le texte ne visait pas à freiner le travail des journalistes, mais il s’agit d’une loi qui vise à ce qu’il n’y ait pas d’entrave sur le travail des FDS sur le terrain.

Le porte-parole du gouvernement a également salué les performances de l’athlète burkinabè, Hugues Fabrice Zongo pour avoir obtenu la médaille de bronze au triple saut, au championnat du monde d’athlétisme à Doha, au Qatar.

« Pour cette rentrée universitaire 2019-2020, toutes les universités dans les régions seront fonctionnelles… »

Avant le porte-parole gouvernement, le ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'Innovation, le Pr Alkassoum Maïga est intervenu sur la rentrée académique 2019-2020, les offres de formations universitaires et l'érection des nouvelles universités.

Pour le Pr Alkasoum Maïga, sur 110 513 candidats au Baccalauréat session 2019, 107 170 candidats se sont présentés. La région du Sud-ouest est venue en tête avec un taux de succès de 41,96% suivie du sahel  avec 40,96%. Une session spéciale de rattrapage, avec 8 candidats au BAC D a été organisée et le résultat est infructueux. « Pour cette rentrée universitaire 2019-2020, toutes les universités dans les régions seront fonctionnelles. Ce sont, entre autres, les centres universitaires de Kaya, de Gaoua, de Ziniaré, de Fada N'Gourma, de Manga », a-t-il déclaré.

Sur le cas de l'université virtuelle, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur a indiqué que cette université n’est pas encore opérationnelle, mais à partir de l'Institut de formation à distance (IFOAD), certaines filières seront ouvertes cette année 2019, en attendant la finition des infrastructures.

Selon le ministre, en 2019, 981 étudiants ont été envoyés sur le budget du ministère dans 15 instituts privés, ce qui permet de dégager de l'espace dans les universités publics, comme Joseph Ki Zerbo et Ouaga II.

Sur les formations universitaires, le Pr Maiga a indiqué que  dans certaines universités, ce sont des licences professionnelles qui seront délivrées parce que ces étudiants doivent être opérationnelles après la formation et prêtes à affronter le terrain. Selon lui, le fait d'orienter des étudiants dans les instituts privés  veut dire que « nous leur faisons  confiance et qu'ils ont respecté le cahier de charges ».

Le ministre en charge  de l’Enseignement supérieur a précisé que dans le cadre du « Projet Bus », 285 bus ont été acquis pour doter toutes les universités. Parmi ce lot, 15 bus ont été remis aux meilleurs instituts privés. Certaines mairies ont également bénéficié de l'offre de ces bus.